
Experience de mentalisme en
direct
C'est à côté Philadelphie (USA) que s'est tenu, l'été
denier, le congrès mondial des mentalistes : shows, démonstrations,
interviews, émissions télévisées, ateliers
de travail...
Nous avons à cette occasion assisté
à une conférence de P. de Clermont consacrée à
la psychométrie. Ce qui suit est le compte rendu de l'incroyable
démonstration qu'il a effectué pour clotûrer la
soirée.
Après s'être fait bander les yeux pour augmenter sa concentration,
Pascal de Clermont a demandé à 5 personnes du public de
déposer puis mélanger dans une corbeille un objet personnel
(sans le montrer à qui que ce soit).
P.
de Clermont saisit alors le premier objet, il s'agissait d'une longue
chaîne aux petits maillons et une croix Ankh dorée. Pascal
prit le tout entre ses deux mains et commença à décrire
la personne. " Une femme, d'environ la quarantaine, avec les cheveux châtains
ou blonds, portant sûrement des lunettes." Il déclara que
la personne possède la chaîne depuis au moins 5 ou 6 ans,
et qu'elle lui a été offerte par un homme un peu plus
âgé, c'était un ami plus qu'un amant. Cet homme
était aujourd'hui loin, encore vivant, mais travaillait à
l'étranger. La chaîne lui avait été offerte
en même temps qu'une bague ou un bracelet assorti qui devait être
perdu depuis peu. Il décrit alors un peu le caractère
possible du propriétaire.
Il désigna alors du doigt un des cinq spectateurs,
la personne confirma l'ensemble des affirmations. De plus, elle précisa
que la chaîne lui appartenait bien, et qu'elle venait de perdre
le bracelet assorti la semaine dernière.
Le
deuxième objet était un trousseau de 4 clefs. Pascal de
Clermont se concentra sur l'objet puis s'exclama " Cet objet n'appartient
a aucun des cinq spectateurs, je vois une voiture, c'est une petite
voiture, de couleur claire, sûrement blanche. Cette voiture n'appartient
pas à celui qui a apporté ces clefs, elles sont à
sa femme ou à sa fille. En tout cas c'est une personne jeune,
je la vois avec les cheveux foncés et les yeux clairs, elle conduit
sa voiture. Je sens un petit accident, c'est juste de la tôle
froissée, rien de grave, c'était il y a très peu
de temps. Je pense que cette personne a un examen scolaire à
repasser en septembre, cette personne n'est pas américaine. Je
vois la lettre, l'initiale A ou V sur cette fille."
Il désigna alors un monsieur qui confirma
que les clefs appartenaient à la voiture jaune pâle de sa fille
Andrée. Elle se leva, raconta un petit accrochage en ville le
mois dernier, et avoua que la blondeur de ses cheveux n'était
pas naturelle.
Le
troisième objet, une pièce 25 cents n'était pas
assez personnel pour révéler quoi que soit sur son dernier
propriétaire si ce n'est que c'était un homme.
L'avant
dernier objet était la photo d'identité d'un jeune garçon.
Pascal détermina alors rapidement la propriétaire du cliché
et décrit l'enfant comme quelqu'un de sa famille proche, sûrement
un neveu. Il dit alors ressentir à l'époque de la photo
une maladie à l'intérieur de l'enfant, une maladie assez
généralisée. Puis il parla un petit animal
roux et noir offert à l'enfant un peu avant la photo. L'enfant
était à son avis vivant aujourd'hui, après avoir
lutté contre la maladie au moins deux ans de plus. Il était
très tenace, et sûrement de signe astrologique poisson.
Il vit alors un vélo, et un piano, puis enfin rapporta la photo
à son propriétaire.
La
dame apparemment très troublée, récupéra
l'objet en confirmant tout ce qui avait été dit, mais
resta un peu évasive quant à la maladie du fils de sa
soeur. Elle conclut en avouant que d'un naturel habituellement sceptique,
c'était l'expérience la plus incroyable et convaincante
qu'elle n'ait vécue.
Le
dernier objet était une petite montre argentée, avec un
bracelet de cuir noir. Après l'avoir longuement manipulé, Pascal de Clermont eut l'air très mal à l'aise, puis
il dit "cette montre vient de loin, elle n'appartient pas à celle
qui me l'a portée. Pourtant sa propriétaire d'aujourd'hui
y tient beaucoup, c'est le souvenir d'une amie très proche. Je
vois du noir, beaucoup de noir autour de la première propriétaire,
c'était une fille longue, grande, avec un visage très
fin. Elle avait les cheveux courts et très noirs, je la vois
travailler en blouse blanche avec des personnes âgées. Je la vois dans l'eau, elle est dans la mer, puis plus rien, je n'ai
pas d'autres images. Par contre, je ressens à présent
du bien être, de la chaleur, et de la douceur. Il semble que bien
qu'elle ne soit plus parmi nous, elle soit très bien là
ou elle est maintenant, vous pouvez être rassurée."
Pascal de Clermont retourna la montre à la
spectatrice apparemment très émue, et clôtura l'expérience
par quelques remerciements.
A
la fin de la démonstration, toutes les impressions de P. de
Clermont lui furent confirmée par la dernière spectatrice
hors public. La montre appartenait initialement à une amie
d'enfance, infirmière dans une maison de retraite dans le Sud
de la France, décédée en mer il y a trois ans.
Quant à moi, la seule chose que je puisse affirmer est que cette expérience
m'a beaucoup troublé.